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#Colloque"Les passeurs de la révolte : les étudiants étrangers en France en mai-juin 1968, quelques réflexions liminaires", intervention au colloque Etudiants, intellectuels et artistes étrangers et post-coloniaux en France dans les années 68, Centre d’histoire sociale des mondes contemporains, Collex Persée, ANR GlobalYouth, IHMC, IDHES, Campus Condorcet, 25-26 mai 2021. 

#Presse - "André Honnorat, un self-made man au Parlement", entretien pour Nonfiction.fr avec l’Association des professeurs d’histoire et de géographie (APHG), 25 janvier 2021.

#Presse"Un précurseur français du soft power"Le Grand Continent, 14 novembre 2020.

#Presse"Heure d’été, heure d’hiver : le couvre-feu oublié de la Grande Guerre"The Conversation, 25 octobre 2020.

#AppelLancement d’un appel à contribution pour le prochain numéro de la revue Journal of international mobility, sur le thème : "Accueil des réfugiés, éducation et formation".

#LibrairieVient de paraître : Guillaume Tronchet, André Honnorat. Un visionnaire en politique, Hémisphères éditions, 2020, 448 p.

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Thèse de doctorat

 

Savoirs en diplomatie. Une histoire sociale et transnationale de la politique universitaire internationale de la France (années 1870-années 1930), PhD Dissertation in History, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, 2014, 701 p.

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Thèse soutenue le 5 décembre 2014 à la Cité internationale universitaire de Paris (Fondation Abreu de Grancher), devant un jury composé de Christophe Charle, président du jury (Université Paris 1), Nicolas Guilhot (CNRS-New York University), Stanislas Jeannesson (Université de Nantes), Anne Simonin (CNRS-Maison française d’Oxford), Ludovic Tournès (Université de Genève), Patrick Weil, directeur de thèse (CNRS/Université Paris 1).

Mention Très Honorable avec les Félicitations du Jury à l’unanimité.

 

Résumé

A rebours d’une historiographie de la diplomatie culturelle, qui tend à épouser les cadres conceptuels du Quai d’Orsay en utilisant le motif englobant du « culturel » pour désigner des actions de politique étrangère distinctes du militaire, du politique et de l’économique, le propos de la thèse est de montrer qu’il a existé en France, entre la fin du XIXe et le premier XXe siècle, une forme d’action, cohérente et autonome, à caractère international et transnational : la « diplomatie universitaire ». Né autour des années 1870-1900, à la confluence de dynamiques socio-économiques pluriscalaires (locales, nationales, globales) tendant à internationaliser le champ universitaire français et à universitariser l’exportation des savoirs (accueil d’étudiants et de professeurs étrangers, programmes de bourses de mobilité sortante, internationalisation des cursus universitaires, création d’antennes et d’instituts universitaires français à l’étranger), ce domaine d’intervention a été, à partir des années 1900-1910, intégré à une politique universitaire internationale étatisée, sous la conduite du ministère de l’Instruction publique et de réseaux d’acteurs à la croisée du public et du privé (comme l’Office national des universités et écoles françaises). L’après-guerre constitue un moment d’hétéronomisation du secteur, lequel est investi par des acteurs dont les logiques sont extérieures à celles ayant jusqu’ici prévalu : ainsi des entrepreneurs en diplomatie culturelle au Quai d’Orsay, avec qui les acteurs de la diplomatie universitaire sont en situation de collaboration et de concurrence dans les années 1920- 1930, et vis-à-vis desquels ils tentent de préserver leur autonomie, tandis que la politique universitaire internationale de la France est peu à peu intégrée au champ de la diplomatie culturelle. À partir d’archives et de sources inédites, en proposant un nouveau cadre théorique d’analyse à travers la notion de "diplomatie universitaire", la thèse retrace l’histoire de cette autonomie perdue.

English Title : Academic Diplomacy in the Making : a Social and Transnational History of The International Academic Policy of France (1870’s-1930’s)

Criticizing the notion of “cultural diplomacy” spread by the Foreign Affairs Departments of European countries and of the United States, this thesis theorizes for the first time the notion of “academic diplomacy”. In France, this international and transnational action was built by the universties of the Third Republic in order to attract foreign students and academics, and to export the french knowledges abroad. It was born between the late 1870s and the mid 1900s, at the intersection of social and economical dynamics, that the dissertation analyses at different scales (local, national, global) with the tools of history and sociology. In the 1900s and 1910s, under the influence of some members of Parliament and some academic networks (like the Office national des universités et écoles françaises, ONUEF), this sector was gradually invested by State and placed under the control of the French Ministry of Education and its new international academic policy. The Great War reinforced the weight of the interstate et political logics. In the 1920s and 1930s, actors of academic diplomacy were increasingly in competition with the new actors of cultural diplomacy, related to the French Ministry of Foreign Affairs. Without success, they tried to preserve their autonomy, but the international academic policy of France was gradually integrated into the cultural diplomacy area. The loss of academic autonomy is the central question of the thesis.

Publié le 4 mars 2016, mis a jour le mardi 11 août 2020

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#Colloque"Les passeurs de la révolte : les étudiants étrangers en France en mai-juin 1968, quelques réflexions liminaires", intervention au colloque Etudiants, intellectuels et artistes étrangers et post-coloniaux en France dans les années 68, Centre d’histoire sociale des mondes contemporains, Collex Persée, ANR GlobalYouth, IHMC, IDHES, Campus Condorcet, 25-26 mai 2021. 

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